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Après un été déjà bien sec, soumis aux récurrentes remontées anticycloniques sur nos contrées, l'heure n'est pas encore au rail dépressionnaire (défilé de perturbations pluvio-venteuses) !

Vous l'avez constaté, il fait beau et il ne pleut pas ou très peu depuis le mois de juillet. Pourtant, les mois d'octobre et de novembre sont habituellement les mois les plus pluvieux d'une année. En moyenne, il tombe entre 90 et 115 mm pour chacun de ces mois, soit 1/4 des précipitations annuelles. Ces pluies sont indispensables pour recharger les nappes phréatiques et nos barrages, notamment pour éviter la sécheresse en prévision de la saison chaude suivante.

 

Que se passe-t-il cette année ? Pourquoi les perturbations atlantiques ne nous parviennent pas ?

Il semblerait que cette année 2016 soit marquée par des régimes de temps particulièrement durables. On se souvient tous de notre printemps qualifié à juste titre de "pourri", avec des records de précipitations et une fraîcheur omniprésente. Puis le régime sec a pris la relève, avec cette fois un déficit de précipitations sur 2 mois, parfois record.

Actuellement, et malgré quelques pluies en fin d'été, nous sommes toujours dans cette période sèche. En effet, nous sommes dans une situation dite "de blocage", avec un puissant anticyclone positionné autour de la Scandinavie (Anticyclone Scandinave). Ces hautes pressions se prolongent sur une bonne partie du bassin Atlantique Nord, ce qui repousse les perturbations très loin, vers le Groenland. Notez la persistance d'une goutte froide, positionnée sur l'Europe Centrale, qui nous garantie un flux continental sec mais frais depuis le début du mois.

Cette année est donc exceptionnelle, et pourrait s'expliquer par un phénomène tout aussi exceptionnel qui s'est produit en fin d'année 2015 et début 2016.
Il s'agit de l’événement El Niño, qui a été l'un des plus forts voire le plus fort jamais recensé. Les eaux d'une large bande du Pacifique ayant atteint des températures records, ce qui a donné lieu à une libération d'énergie elle aussi record dans l'atmosphère.

Ainsi, pourtant bien loin de la Vendée, cette situation planétaire particulière pourrait avoir jouée un rôle sur la météo hors norme que le département a connu depuis le début de l'année. Vous noterez l'utilisation du conditionnel, les conséquences des événements El Niño / La Niña à nos latitudes font actuellement l'objet de recherches comme en témoignent certaines études. Cette hypothèse privilégiée ne constitue donc pas une conclusion.

En outre, si la situation actuelle avait eu lieu cet hiver, elle aurait probablement donné lieu à une vague de froid sur le pays. Mais à cette période de l'année, les réserves en air froid sur le continent européen ne sont pas encore reconstituées.

La tendance pourrait évoluer à partir de la mi-octobre avec le retour de la douceur et des précipitations. Une évolution loin d'être acquise étant donné la volatilité des modèles numériques.

 

ECM1 48

Situation météorologique au samedi 8 octobre 2016 à 14h via ECMWF 12Z.
Notre "barrière anticyclonique" est facilement visible, et rejete les perturbations très loin vers le Groenland et l'Islande.

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