Nouvel épisode caniculaire à compter du 22 juillet 2019 en Vendée. Soyez vigilants et restez informés.

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Dans la nuit du 25 au 26 novembre 2005, c'est un épisode neigeux précoce et d’une rare ampleur qui a balayé une bonne partie de la Vendée. Image satellite MODIS du 26/11/2005Ces chutes de neige ont laissé une épaisseur allant jusqu’à 20 centimètres, privant d’électricité près de 17 000 foyers. 

C’est en fait un grand quart Nord-Ouest du département qui s’est retrouvé sous cet épais manteau blanc, comme en témoigne clairement l’image satellite du 26 novembre, avec une zone enneigée couverte d’un blanc uni (le reste correspondant à la nébulosité).

Les cumuls de neige ont finalement atteint près de 5 centimètres à la Roche-sur-Yon et à la Mothe-Achard, 5 à 10 centimètres en bord de mer à Saint-Gilles-Croix-de-Vie par exemple, ou encore vers Aizenay, et près de 20 centimètres dans le secteur de Challans (30 centimètres pour les congères). Retrouvez ici l'archive du JT de 20h sur France 2, avec un sujet sur la Vendée.

Quelle circulation atmosphérique à permis le développement de ces fortes chutes de neige ?

C’est d’abord une circulation méridionale, c’est-à-dire un schéma où les masses d’air ont un déplacement Nord/Sud important. De fait, une importante dorsale domine l’Atlantique jusqu’aux confins de l’Arctique tandis qu’en cohérence, des bas geopotentiels descendent à l’Est de ces hautes pressions depuis le pôle, et visent directement la France, en particulier l’Ouest du pays. Reanalyse NCEP du champ geopotentiel Z500 et pression Ils sont accompagnés d’une masse d’air froid et humide, et vont être à l’origine d’une large dépression.

Comme l’indique la carte ci-contre, cette dépression principale est pointée à 980hpa et ne nous concerne pas directement. Mais elle va permettre la formation d’un minimum dépressionnaire (dépression avec une empreinte peu marquée sur les cartes - 995hPa ici). Le mécanisme va permettre d’augmenter le rapport de mélange entre masses d’air, ce qui va entrainer davantage de précipitations. Le faible gradient a permis à la masse d’air de rester froid, sans qu’un apport d’air maritime trop important se soit infiltré ; les précipitations ont ainsi pu de se produire sous forme de neige.

 

Cliché pris à Mouilleron-le-CaptifCliché pris à Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Photos prises respectivement à Mouilleron-le-Captif et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

 

Dossier réalisé par Sébastien VENDE et Valentin PERRAULT.